Petit échantillon d’objets de santé connectés

Petit échantillon d’objets de santé connectés

par | 14/01/2015 | SANTÉ DU FUTUR

D’avant sept mois à plus de 77 ans, de la tête au pied, de l’hygiène bucco-dentaire à la pression plantaire… les objets connectés envahissent notre quotidien, pas toujours là où on les attendait. Voici un aperçu de ce qui commence à se faire…

• Apprenons à bien nous tenir

 

Le Lumo Back est une sorte de variante connectée de la ceinture lombaire. Elle peut servir de tracker d’activité ou de sommeil, mais sa vraie spécialité est d’aider l’utilisateur à évaluer et améliorer sa posture, qu’il soit debout, en train de courir, allongé ou assis. Ayez, par exemple, la mauvaise idée de marcher vouté ou de vous avachir dans un fauteuil, et l’engin vous assène une petite vibration, suffisamment désagréable, dit-on, pour que, très vite, l’on (ré)apprenne à se tenir droit. Sans doute un peu plus facile à vivre, le Lumo Lift assure peu ou prou les mêmes fonctions, mais se présente sous la forme d’une broche aimantée, clipsée à un vêtement.

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La ceinture Lumo Back

• Gérons notre stress

Le PIP n’est ni un galet de relaxation ni une boule élastique à malaxer, mais il vise à vaincre le stress. A terme… Ce capteur biométrique, que l’on presse entre le pouce et l’index, mesure l’activité électrodermale liée à la sudation, une méthode scientifiquement établie, assure le fabricant, pour évaluer notre degré d’anxiété. L’objet ne prétend bien sûr pas remédier aux situations de stress, mais aider à les identifier. Cette philosophie est à l’œuvre dans bon nombre d’objets connectés : prendre conscience d’un problème c’est presque l’avoir résolu. En l’occurrence, il s’agit donc, via une application pour smartphone, d’avoir un indicateur « objectif » de notre état nerveux et, par la pratique de petits jeux, d’apprendre à garder notre self-control.

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Le capteur biométrique PIP

• Vivons pleinement notre grossesse

Comme les téléphones qu’ils accompagnent, les objets connectés sont généralement unisexes. Exception à la règle, la gamme de produits Bellabeat s’adresse exclusivement aux femmes, qui plus est en aménorrhée. Le premier produit commercialisé est le Shell, en Français, la coque. Ce curieux coquillage en bois, destiné aux femmes enceintes, ne nous promet pas d’entendre la mer, mais d’écouter battre le coeur du fœtus, pour se rassurer entre deux visites chez le médecin et, surtout, pour suivre son développement au quotidien. Garantie sans danger pour l’enfant, cette sorte de stéthoscope peut aussi apaiser le bébé en produisant une musique douce ou du bruit blanc, pendant la grossesse et même après. Depuis peu, le Shell est complété par le Leaf, un tracker d’activité aux fonctionnalités conventionnelles, mais orientées pour le suivi des femmes enceintes. Enfin, est proposée une balance pour surveiller sa prise de poids durant la grossesse, et, une fois le bout de choux là, pour surveiller sa croissance.

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Le Shell, la « coque »

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La balance connectée

• Optimisons nos chances de procréer

Ondo de la société Ovatemp ou Wink de Kindara ne visent pas les femmes enceintes mais, au contraire, celles qui ne le sont pas. En s’appuyant sur un suivi minutieux de la température corporelle, la fameuse méthode Ogino, la promesse est celle d’identifier les périodes d’ovulation, soit pour une fécondité maximale, soit comme moyen de contraception « naturel ». Le kit se compose d’un thermomètre « basal » connecté et d’une application pour smartphone, version modernisée du calendrier de fertilité, avec tracking des variations de température au dixième de degré près et recoupement visuel entre périodes de fertilité et activité sexuelle. Sous réserve que nous acceptions de consigner nos ébats…

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Le thermomètre basal Ondo et son application associée

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Le Wink, de Kindara

• Suivons nos (autres !) performances à la loupe

Chaussures Nike équipées depuis longtemps d’un capteur, bracelets connectés tels que le Jawbone, et désormais la quasi-totalité des smartphones et montres intelligentes qui disposent de capteur de mouvements, du GPS voire de cardiofréquencemètre… l’offre à destination des sportifs est pléthorique pour évaluer et suivre leur nombre de pas ou de foulées, leur consommation énergétique ou leur rythme cardiaque. On n’essayera pas ici d’en établir un catalogue exhaustif, mais d’en présenter quelques illustrations atypiques. Citons ainsi l’Instabeat, un drôle de capteur réputé compatible avec toutes les lunettes de natation ; les Sensoria Socks HeapSylon, soit le premier podomètre en forme de chaussettes pour une analyse unique de l’impact des pieds sur le sol ; les shorts Myontec Mbody dont les capteurs scrutent plus particulièrement l’activité musculaire et enfin le Tera de la firme allemande Lunar, un tapis connecté et truffé de diodes, pour éclairer les amateurs de fitness.

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Le capteur Instabeat pour lunettes de natation

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Le podomètre en forme de chaussettes Sensoria Socks

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Un short Myontec Mbody

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Le tapis connecté Tera

• Mettons notre alimentation sur la balance

Pour avoir la ligne, être bien dans son corps, faire du sport est une bonne idée. Surveiller son alimentation aussi. On ne rentrera pas dans le détail des applications pour mobiles qui permettent de consigner ce que l’on a mangé, pas plus que l’on ne s’éternisera sur les nombreuses offres de pèse-personnes plus ou moins sophistiqués et connectés. L’idée est, encore, qu’en recueillant des données et en les recoupant, nous pouvons en tirer des enseignements et améliorer notre hygiène de vie. Pour ne citer qu’un produit, aussi atypique dans sa présentation que dans son mode de commercialisation, citons MyBiodY Balance qui, contrairement à ce que son nom pourrait indiquer, sert à tout sauf à se peser. On peut compter en revanche sur cet impédancemètre pour évaluer de quoi notre corps est fait (muscle, gras, eau…), et sur ses applications associées pour nous concocter un régime adapté. Attention toutefois au coût dans la durée, car ce diététicien connecté n’offre ses services que sous forme d’abonnement.

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L’impédancemètre MyBiodY Balance

• Contrôlons ce que nous mangeons et comment

A noter en matière de suivi de ce que nous ingurgitons : le projet Scio qui devrait déboucher sur un scanner moléculaire grand public capable, par analyse spectroscopique « proche infrarouge », de dépiauter un aliment, une crème de beauté ou encore une plante. De quoi précisément le produit est-il constitué ? Est-il frais ? Dans le cas d’une plante, faut-il l’arroser ? Autant de questions auxquelles le Scio prétend répondre sur l’écran de nos smartphones… Assurément à tester dès sa sortie. Si le produit fini fonctionne aussi bien que sa campagne de financement, ce pourrait être une révolution. En attendant, à défaut de savoir précisément ce que nous mangeons, nous gagnerions à le faire au bon rythme. C’est la vocation de la fourchette connectée HapiFork : nous rappeler de respirer entre deux bouchées. On veut bien croire que manger trop vite n’est pas bon pour la ligne, quant à savoir si les vibrations d’une fourchette peuvent aider à maigrir, comme promis par le produit, on peut en discuter…

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La fourchette connectée HapiFork

• Ajoutons un zeste de Bluetooth à notre hygiène buccodentaire

On ne vous fera pas la leçon sur l’art et la manière de se laver les dents, les brosses électriques de demain s’en chargeront très bien. De jeunes entreprises ont compris l’intérêt de les doter de capteurs de mouvement, tels que Vigilant avec sa brosse à dents Rainbow ou le Français Kolibree. Les spécialistes s’y mettent aussi, comme Oral B. Dans tous les cas, l’ambition est d’amener les enfants à se brosser les dents de façon ludique et, pour petits et grands, de contrôler que la technique et la durée du brossage sont irréprochables.

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Une brosse électrique avec capteurs de mouvement, Kolibree

• Sevrons-nous du tabac

On reviendra dans un prochain article sur la question de la cigarette électronique. En passant, notez cependant, pour ceux qui la pratiquent ou voudraient s’y mettre dans l’espoir d’arrêter de fumer, qu’il en existe désormais des modèles connectés, par exemple Smokio. Nombre et durée des bouffées, quantité de nicotine absorbée, bénéfice supposé pour l’organisme par rapport au tabagisme… Le concept est toujours le même : quantifier nos pratiques, en prendre conscience, éventuellement en changer. Plus proactif, toujours pour se sevrer de la cigarette, le SmartStop est un patch nicotinique « intelligent », ou disons moins bête que les autres. Lui ne libère pas la nicotine de façon continue, mais aux moments les plus opportuns pour accompagner le candidat à l’arrêt de la clope. A voir, surtout si ce dispositif de santé finit par être agréé par les autorités sanitaires.

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Une cigarette électronique connectée, Smokio

• Soyons bien dans notre peau

Assez anecdotique, mais intéressant pour montrer à quel point l’horizon est ouvert en matière d’automesure, deux produits au moins sont dédiés à la prévention des problèmes cutanés. Sous des airs de bijou en toc, le June de Netatmo, sensible à l’exposition aux rayons ultra-violets, veille à préserver notre capital solaire. Très féminin, l’objet qui se porte au poignet ou en broche, saura convaincre les dames de l’intérêt de ses conseils. Ou pas.
Dans un tout autre registre, quitte à parler de problèmes de peau et de risque cancéreux, mentionnons l’existence du Handyscope, un accessoire optique pointu, à ce jour uniquement disponible pour iPhone, qui aide à immortaliser nos grains de beauté, à suivre leur évolution et à dépister les mélanomes.

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Pour prévenir les problèmes cutanés, June

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L’accessoire optique Handyscope

• Préservons notre autonomie

Soulignons, pour finir, que les objets connectés ne sont pas (que) des gadgets pour jeunes gens « branchés ». D’ailleurs, certains sont, au contraire, clairement pensés pour les seniors. C’est le cas notamment des piluliers IMedipac et MedSecure, qui évitent les oublis de médicaments et, le cas échéant, alertent les proches. De même, l’Amulyte vise à préserver l’autonomie des personnes fragiles. Grâce à cette amulette numérique, l’entourage d’une personne âgée peut vérifier à distance que son activité est « normale » et, en cas d’urgence, peut être prévenu d’un geste simple.

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Un piluliers connecté, MedSecure

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L’amulette Amulyte

Lire aussi…
Objets de santé connectés : enthousiasme et circonspection (sur apivia-prevention.fr) pour compléter la lecture de cet article.

Crédits : © macrovector – Fotolia.com, pour l’illustration.
Les images utilisées sont celles des marques citées.

Publication mise à jour le 16/06/2016