Durée de lecture : 4 minutes

La presse en parle

Carnet de santé numérique, c’est parti !

par | 9 novembre 2018

Carnet de santé numérique, c’est parti !

par | 9 novembre 2018

Coucou, le revoilà ! Le carnet de santé numérique est officiellement disponible pour tous depuis le 6 novembre 2018. Pour de bon et pour du bon ?

Il y a quelques jours, la ministre de la santé Agnès Buzyn et le directeur de l’Assurance Maladie Nicolas Revel ont enfin annoncé la généralisation du dossier médical partagé en France.
Enfin ? Oui, car le DMP est un « vieux dossier » comme le titre Science & Avenir, ou un « serpent de mer » selon La Dépêche, qui réapparaît régulièrement depuis une quinzaine d’années. Cette fois-ci semble bien être la bonne.

— Documentation —

 Imprimez la brochure (PDF) éditée par l’Assurance maladie.

Visionnez la séquence qu’AlloDocteur a consacré au sujet, pour voir concrètement comment l’interface internet se présente. Si vous êtes familiarisé avec internet, l’accès est simple. Si vous êtes moins à l’aise, faites-vous aider par un professionnel de santé ou la CPAM.

Qu’est-ce que c’est ? Le carnet de santé numérique, aussi appelé DMP, qui signifie dossier médical partagé, est un carnet de santé en ligne, consultable sur internet avec son ordinateur, smartphone ou tablette. Pour savoir tout ce qu’il y a dedans en deux minutes de lecture, un petit tour sur magicmaman.

Capture d'écran du Site officiel dam.fr de l'Assurance maladie

Capture d’écran du Site officiel dam.fr de l’Assurance maladie

La promesse du DMP :

Permettre à chaque assuré, et aux professionnels de santé qu’il aura autorisés à le faire, d’accéder à ses données de santé, tout en facilitant le partage d’informations entre soignants et en réalisant potentiellement d’importantes économies sur les actes médicaux inutiles ou redondants ; plus de coopération pour un meilleur suivi médical dans la continuité pour, in fine, une meilleure santé.

Quarante millions de DMP ouverts d’ici cinq ans, c’est l’objectif inscrit dans l’accord signé début octobre entre la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) et l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS), qui regroupe une vingtaine de syndicats. Dans les faits, ce carnet de santé électronique existe déjà et plus d’un million de Français en ont un. Entre 2016 et 2018, 550 000 DMP ont été créés pendant une première phase de développement dans neuf départements. Ce court reportage de France inter relate une expérimentation concluante dans le Val-de-Marne, et des témoignages intéressants côté patients et pros dans cet article de Ouest France, avec un focus sur la mise en place du DMP dans les Côtes d’Armor.

Bon, ok, il y a encore quelques petits bugs mais pourquoi ne pas considérer qu’on est encore en « version bêta » ? C’est ce qu’on peut comprendre du point de vue de Nicolas Revel, Monsieur Assurance Maladie, dans Le Monde : Nous avons conscience qu’il faut encore améliorer l’ergonomie, mais pendant deux ou trois ans, nous allons corriger, ajuster, enrichir et adapter le service.

Finalement peu de risques…

En attendant, les détracteurs du carnet de santé numérique font vibrer la corde sécurité, ce qui ne date pas d’hier. En 2016, TV5Monde s’interrogeait déjà : au moment où des piratages et dérapages de données médicales, facilement monnayables, surviennent de plus en plus souvent, est-il raisonnable de demander aux assurés sociaux de laisser leurs informations confidentielles en ligne ?
En France on est passé de dossier médical personnel à dossier médical partagé. Du coup la question de la sécurité est toujours bien prégnante. Le système doit garantir une fiabilité sans faille, car les dossiers ne sont pas anonymisés. On ne voudrait pas être à la place du responsable du projet chez l’hébergeur de données garant du secret médical d’une nation entière. Grosse, grosse responsabilité !

… pour beaucoup d’avantages

Au bout du compte, le risque ne pèse pas si lourd à côté des nombreux avantages à utiliser le carnet de santé numérique – gratuit mais facultatif. Très simple d’utilisation, il est déjà alimenté par « l’historique des remboursements », c’est-à-dire la liste des actes et des médicaments pris en charge par la Sécu sur les deux dernières années. Rien que ça, c’est pratique non ?

Pour ouvrir son DMP, c’est facile, en autonomie sur internet, à sa caisse d’assurance maladie ou en pharmacie, où 60 % des DMP sont créés.

Et ailleurs, puisqu’il est toujours profitable d’aller y regarder ce qui se fait, ça se passe comment ? Au Danemark, même si c’est un tout petit pays d’à peine 6 millions d’habitants, on a opté pour le dossier médical personnel mobile.

 

 

Nos dernières revues de presse

Quand les anti-douleurs peuvent faire mal, très mal…

L’aspirine, le paracétamol et l’ibuprofène ne sont plus vendus en accès libre depuis le 15 janvier dernier. Y a-t-il tant de cas de surdosage pour qu’on en arrive à une telle mesure ? Faisons un petit point sur ces médocs que nous avons tous dans notre armoire à pharmacie.

Matière plastique : c’est pratique… mais c’est toxique.

Sur fond d’interdiction des plastiques à usage unique (pailles, assiettes jetables et autres récipients à emporter), la presse s’est fait le relais d’une guéguerre twiterresque entre l’acteur Pierre Niney et la secrétaire d’état auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire Brune Poirson, rapporteuse de la loi Antigaspillage.

Peste de pesticides !

Cinq à dix mètres. C’est la distance minimale entre les habitations et les zones d’épandage de pesticides proposée par le futur décret du gouvernement, alors que depuis des mois plusieurs maires de France exigent 150 mètres minimum : un sacré gap, urgent à combler !

Faut-il avoir peur de l’eau du robinet ?

Une rumeur s’est propagée cet été, un chiffre énôôôrme, vent de panique : 6,4 millions de Français boivent de l’eau du robinet radioactive ! Elle a démarré comme un feu de paille et puis s’est éteinte même pas une semaine après. Restent des questions sur la qualité de l’eau du robinet.

Des vacances pleines de santé !



Les voici, toutes proches… Et si on profitait des vacances pour se refaire une santé ? Faisons le tour des conseils pour optimiser cette parenthèse, et des risques à anticiper !

Tous donneurs, tous receveurs !

Dans la loi, nous sommes tous donneurs de nos organes après notre mort, sauf opposition expresse. Et, vivant, on peut donner son sang quand on veut si on veut.

Crédits

Photo © Assurance Maladie

LA PRESSE EN PARLE

mai

2020
COVID-19

Je tousse et j’ai de la fièvre. J’ai des symptômes légers ou diffus. Que dois-je faire ?

— Les recommandations —

A LA UNE

NOS ACTIONS

  • La prise de poids, comment l’éviter ?
    La prise de poids, comment l’éviter ?

    Quels facteurs expliquent la prise de poids ? Comment l'éviter ? Dans ce webinar, nous vous proposerons une méthode visant à reconsidérer la relation qu’on entretient avec l'alimentation.

Share This
Aller au contenu principal