Marqué par la lourdeur des traitements du diabète en des temps pas si anciens, l’un de nos chroniqueurs s’est penché sur les récentes avancées technologiques dans la prise en charge de cette maladie. Sans aucun doute, il y a du mieux.

Des applications de suivi et d’aide à la décision

A la fois pour leur propre gouverne et pour donner du grain à moudre au médecin le jour de la consultation, idéalement, les diabétiques devraient consigner dans un carnet leurs relevés de glycémie, les doses d’insuline, ce qu’ils ont mangé, leur activité physique et tout évènement notable. De nombreuses applications pour smartphone se proposent d’aider les patients dans cette tâche fastidieuse et, pour certaines, les aident à calculer les apports glucidiques d’un repas, voire leur suggèrent la dose d’insuline adaptée. Le site DMD santé recense ainsi une soixantaine d’applications en Français, parmi lesquelles, forcément, il faudra séparer le bon grain de l’ivraie.

 

En la matière, l’un des outils les plus ambitieux est actuellement expérimenté par le Centre d’études et de recherches pour l’intensification du traitement du diabète, associé notamment à Sanofi. Diabéo, c’est le nom de cette solution, ne se limite pas à un carnet de suivi électronique, mais se veut un outil d’aide à la décision.

Paramétré selon les prescriptions du médecin, ce logiciel d’insulinothérapie fonctionnelle tient compte de l’ensemble des données consignées par le patient pour lui suggérer telle ou telle correction de son dosage d’insuline lente et/ou rapide. L’ambition est de renforcer l’autonomie du diabétique, cependant il n’est pas laissé à l’abandon. La télémédecine est, en effet, au coeur du projet, les informations étant automatiquement transmises à une équipe soignante (médecin référent ou téléinfirmiers) susceptible, en cas d’anomalie, de corriger le tir sans attendre la consultation suivante. Les premiers tests cliniques ont fait la preuve d’un réel intérêt avec une baisse sensible de l’hémoglobine glyquée (ou HbA1c), l’analyse qui reflète la glycémie moyenne sur environ 3 mois.