La musique et le rythme pour lutter contre la dyslexie

8 à 10 % des enfants en âge d’être scolarisés souffrent de dyslexie. L’apprentissage de la lecture et de l’écriture leur est difficile, ils inversent et confondent les lettres ou les syllabes de certains mots. Leur langage oral est aussi plus ou moins perturbé.

Les causes de ce trouble du langage sont multifactorielles : elles peuvent être neurologiques et très probablement génétiques, mais aussi psychologiques. L’angoisse et l’anxiété des enfants, face à l’apprentissage de la lecture, peut causer des rejets si cela se passe mal. Des études récentes montrent aussi que certaines personnes dyslexiques présenteraient des troubles de l’attention visuelle expliquant partiellement leurs symptômes.

Une rééducation orthophonique permet à l’enfant d’accomplir sa scolarité, au prix d’efforts considérables. Mais une étude menée par l’INSERM permet d’envisager une approche complémentaire à l’orthophonie, plus ludique : des séances hebdomadaires de musique rythmée.

Des chercheurs ont en effet testé et prouvé le bénéfice d’une cure de musique chez des enfants dyslexiques de 8 à 11 ans. « Il y a véritablement un transfert de compétence au sein du cerveau, du rythme vers l’habilité à discerner les sons et donc à lire correctement » explique Daniele Schön, de l’Institut de neurosciences des systèmes (Université Aix-Marseille).

Associer les séances orthophoniques fastidieuses à une pratique musicale où l’enfant pourra s’amuser et constater sa progression est assurément prometteur, même si cette pratique doit venir en complément de l’orthophonie, qui reste un pivot de la prise en charge.

Compléter la lecture sur le site de l’INSERM

 

Cette maladie complexe se manifeste par des douleurs diffuses des muscles et des articulations, et s’accompagne d’une fatigue chronique, de troubles du sommeil et de l’humeur.

Elle est si difficile à diagnostiquer qu’une partie du corps médical rechigne encore à reconnaître son existence et n’y voit qu’une manifestation psychosomatique. Heureusement, plusieurs rapports reconnaissent la fibromyalgie comme une entité clinique à part entière : celui de l’Académie Nationale de Médecine (2007) , et celui de la Haute Autorité de Santé (2010).

Le site rhumatologie.asso.fr répond de manière très détaillée à toutes les questions concernant cette maladie.

Nous vous conseillons aussi la lecture du très bon article paru dans Libération le 12 mai 2015 : Fibromyalgie : «On a l’impression d’avoir mal à l’intérieur des os».

L’association Fibromyalgie France vous offrira de plus amples informations sur la prise en charge, les traitements et la reconnaissance de cette maladie.

 

Pour en savoir plus :

• Le rapport de l’Academie de Médecine, de 2007.

• Le rapport de la Haute Autorité de Santé sur ce syndrome, datant de 2010 (PDF).

 

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